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Bonjour,
lisez Andrea Camilleri, Italien Sicilien, homme de poésie, de théâtre,de roman, de télé, de radio, etc.
Pour ceux qui aiment Jean-Claude Izzo, Fred Vargas, les inspecteurs azimutés et humains, la poésie forte, lisez Andrea Camilleri (proche du Marseillais Izzo, en plus rude...).
Titres trop chouettes, parmi d'autres : "La voix du violon" ; "L'odeur de la nuit" ; "Chiens de faïence" ("La forme de l'eau" est pour moi le "moins bon" si on peut dire, de cette série de romans à la fois polar et vie sicilienne)...
Argumentaire du traducteur de Camilleri, pour ceux qui aiment les langues..."Assez semblable en cela à la rencontre amoureuse, la traduction ne s'opère pas en termes d'équivalence pure et d'égalité simple dans l'échange. C'est la rencontre de deux langues, pas celle des mots entre lesquels on pose le signe =. Pas la confrontation inerte de deux dictionnaires, mais un point de contact entre deux mouvants univers mentaux." (Serge Quadruppani, traducteur de l'italien et du sicilien vers le français, de l'auteur Andrea Camilleri, In préface de "La forme de l'eau", 1998, Pocket 11264).
Ciao !
Cécile Fovet-Rabot
C'était un mardi soir, le 14 décembre à Lunel, à la salle Brassens. Les ATP avaient eu la bonne idée - que dis-je, l'excellente idée - d'inviter la Compagnie "Entre 2 caisses" à venir chanter, devant un public installé devant des tables rondes, devant une bouteille de vin et des friandises. Ambiance cabaret … Pourquoi des chansons proposées par les "Amis du Théâtre Populaire" ? Et bien parce que chacune de ces chansons est en soi une petite pièce de théâtre, mise en scène et interprétée par quatre véritables acteurs, qui sont aussi de merveilleux chanteurs et musiciens. Des chansons à texte, tellement bien servies que pas un mot, pas une nuance de ces textes ne vous échape. Les Frères Jacques avaient enchanté mon enfance, Chanson plus bi-fluoré avait pris la relève, place maintenant à Entre 2 caisses ! Leur répertoire ? Tout ce qui est humain. Si les premières chansons parlaient du pur jus de la treille, les suivantes nous ont raconté l'amour, les femmes, l'amitié, la douleur, la guerre, la mort. Beaucoup d'entre elle nous ont fait rire. D'autres étaient émotion pure. D'autres encore appelaient à la révolte contre un monde fou à lier. Ah ! Cette chanson, sur un poème de Gaston Couté, en patois, qui raconte comment un paysan a ramassé dans son chant trois morts de la guerre de 1870 pour les enterrer dans un charnier ! J'en frissonne encore. Une si vieille chanson, mais tellement actuelle, intemporelle ! Ils s'appellent Dominique Bouchery, Bruno Martins, Jean-Michel Mouron, Gilles Raymond. Ils chantent des textes de Claude Nourago, Alain Leprest, Gaston Couté, Claude Semal, Francis Blanche, Pierre Dac, Gérard Morel, Serge Gainsbourg, Bernard Dimey, … La mise en scène est de Michel Belletante. Ils ont obtenu le grand prix du disque 2003 de l'Académie Charles Cros. On peut acheter leurs CD, mais rien ne peut remplacer leur jeu d'acteur. Alors allez les voir en concert, faites le déplacement si vous les voyez à l'affiche, vous en redemanderez ! Martine Ancelin
La chasse aux capitelles Un temps idéal ! Très beau, avec juste le vent qu'il faut pour rafraîchir l'atmosphère et pour bien s'aérer les poumons. Il est 10h15 ce dimanche 23 mai. Notre groupe de "Livre et Culture" gare les voitures, à l'entrée du chemin de Montpellier à Villetelle. Et nous voilà partis, sac au dos, à la chasse aux capitelles, ces abris de pierre sèche où s'abritaient bergers et paysans en cas de pluie ou de forte chaleur, où ils abritaient parfois leur récolte d'olives. Sur le chemin, du coté sud, des paysages ouverts, d'une beauté évoquant pour beaucoup d'entre nous la Toscane, avec ses oliviers et ses cyprès, au nord une garrigue boisée, avec ses merveilleuses odeurs et un reste de floraison printanière ! Elles sont six, ces capitelles, rénovées à l'initiative du Lions Club Lunel Vidourlenque, et avec l'aide de diverses collectivités, par un jeune artisan passionné, Lucien Dutelle. et elles vont nous donner bien du mal, car au début où nous nous fourvoyons : nous avions un plan, paru dans la Gazette, mais nous manquons le bon chemin, pourtant  marqué d'une flèche dessinée avec des pierres, et nous errons une heure peut-être dans les sous-bois, essayant des sentiers qui s'évanouissent soudain, nous laissant devant des taillis infranchissables …Quelle émotion ! Allons-nous rentrer bredouilles ? Et bien non. Le chemin enfin retrouvé, la première capitelle n'était pas loin. Elle porte le n°4 sur le plan. Basse et large, on y rentre à quatre pattes, et tout le monde ne s'y risque pas. En même temps, c'est la petite Lucie qui en découvre une seconde un peu plus loin, la n°5. C'est tout autre chose : très grande, on s'y tient facilement debout, elle est adossée à un long amas de pierres nommé clapiers. Que de pierres nos ancêtres ont-il du retirer de ces terres ingrates pour pouvoir y cultiver quelque chose !. A partir de là, le plan aidant, la suivante, le n°6 était facile à trouver, mais étrange : un grand mur de pierres sèches, haut et large, avec au sommet une assise de pierres verticales, pour empêcher les chèvres de sauter par dessus. Et au milieu comme une petite niche dans laquelle on doit entrer à quatre pattes, toute juste assez grande pour s'accroupir dedans en attendant la fin de l'orage ! Mais un cadre splendide pour notre pique-nique : mi-ombre, mi-soleil, tapis d'herbe, et pierre judicieusement placées. Après quelques parties de cache-cache avec les enfants, nous reprenons le chemin en sens inverse. Nous dépassons nos deux premières trouvailles, et voici la capitelle n°3 : presque un deux pièces-cuisine, (avec foyer extérieur, quand même), deux dômes surmontant les deux pièces, une petite niche dans la première pièce. Mais il commence à faire chaud, et nous sommes inquiets : allons-nous trouver les deux autres, celles que nous avons ratées au début de notre expédition ? Nous retrouvons le petit sentier du début, et cette fois, la flèche indiquant un sentier à gauche nous saute aux yeux : comment avions-nous pu la rater et continuer trop loin ? A présent, c'est facile. Voici la capitelle n°1, bien ronde, assez haute, avec une pierre levée à son sommet. Mais le clou, c'est la suivante, la n°2, si originale, avec son chemin de ronde incliné à mi-hauteur, qui en fait tout le tour de part et d'autre de la porte. En cas d'orage, l'eau s'écoule sur ce plan incliné, et en une heure, l'intérieur de la capitelle se remplit de 40 cm d'eau, d'après Lucien Dutelle : c'est un réservoir d'eau ou tine. Une vraie merveille et, quand on y grimpe, un splendide point de vue. Nous sommes satisfaits : la mission de notre groupe d'exploration est accomplie, et nous avons passé ensemble quelques heures de pur bonheur. Une recommandation pour ceux qui voudraient eux aussi partir à la découverte : ne pas monter sur le toit des capitelles, c'est leur point faible, elles pourraient s'écrouler et vous avec ! Bonne chasse à tous. Martine Ancelin
Pour ceux qui ont pris goût aux "polars", je viens d'en lire un excellent : Sous les vents de Neptune, de Fred Vargas, édition Viviane Hamy, mars 2004 L'histoire est vraiment bien construite, avec un suspens bien mené et un côté "psy" intéressant.  Je dois rencontrer Fred Vargas en novembre, lors d'une journée à laquelle nous sommes toutes deux invitées par un groupe psychanalytique, pour faire une intervention. (L'année dernière j'ai ainsi rencontré Sylvie Germain, dont j'avais beaucoup apprécié les livres). Je vous raconterai...en attendant, je vous conseille son dernier livre. Amicalement à tous Sylvie Chabee-Simper
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