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C'ETAIT HIER Le dimanche 15 Juin Pour notre dernière activité de la saison nous étions 11 à avoir fait le déplacement à Brousses et à Montolieu, dans l'Aude, avec pour thèmes le papier et le livre. Nous ne l'avons pas regretté. L'intérêt des visites dépend largement de la compétence des guides. Celui du moulin de Brousse était l'héritier d'une famille possédant ce moulin depuis des siècles. Il possédait parfaitement son sujet et savait faire partager sa passion. La jeune guide au musée de Montolieu, après avoir retracé l'histoire de l'écriture et de ses supports, nous a expliqué l'histoire de l'imprimerie jusqu'à l'offset, en nous faisant découvrir les nombreuses machines du musée. L'après-midi s'est achevé chez les nombreux bouquinistes du village, le temps douteux nous ayant empêchés d'aller observer les biches et leurs faons. Le samedi 14 Juin Le samedi 14 juin, à la bibliothèque, c'est Michel Gauquié qui a présenté une nouvelle fois un diaporama sur son treck au Népal. Splendeur des paysages, pauvreté des habitants en face de la richesse des temples, et une société de consommation qui tente de s'implanter malgré le manque d'infrastructures de transport, au total un profond dépaysement pour la vingtaine de spectateurs présents. Le samedi 07 Juin
Une semaine plus tard, le samedi 7 juin, sur la grande terrasse qui domine la pelouse, chez Liliane et Gabriel, « Livre et Culture », après un repas partagé, rendait hommage à deux grandes dames qui auraient eu 100 ans cette année : Françoise Dolto et Simone de Beauvoir, qui toutes deux ont connu des trajectoires parallèles. Issues d'un milieu privilégié, à la fois éclairé et traditionnel, elles cherchent à s'émanciper de ce carcan bourgeois et à s'approprier leur vie. À travers la lecture de textes autobiographiques, Françoise Gauquié nous a fait comprendre ce qui dans l'enfance et la jeunesse difficile de Françoise Dolto, l'a amenée à de venir ce qu'elle souhaitait être depuis l'âge de 5 ans : « médecin d'éducation ». Françoise Gauquié nous a ensuite parlé de son œuvre, de la façon dont ses travaux sur la psychanalyse des enfants, ses livres, ses émissions de radio, la création des « maisons vertes », à contribué à modifier le statut des enfants dans la société. Elle a terminé en racontant deux cas, pour illustrer la « méthode Dolto ». Simone de Beauvoir, quant à elle, a largement contribué à la modification du statut de la femme au cours du XXe siècle. C'est ce que Liliane Martin-Pierrat, aidée de Martine, Marie et Yolande nous a montré, là encore à travers la lecture de textes autobiographiques. On découvre une femme extrêmement intelligente, qui prend son destin en main, et qui souhaite que les autres femmes en fassent autant. Son livre « Le deuxième sexe », a été un livre phare pour les féministes du monde entier. Il l'est encore dans des pays comme l'Inde où le statut de la femme est inférieur à celui de l'homme. Liliane a parlé aussi de ses rapports avec Sartre, et de ses relations amoureuses, celles d'une femme libérée. Le 31 Mai, Si l'Espagne m'était contée
Et si l'Espagne m'était contée… », une journée espagnole proposée par Livre et Culture avec la collaboration des Cigales du Grésas et du Club taurin Lou Ferri, et à l'initiative de Vincent Millet. Avec, malheureusement, un change- ment au programme : bien qu'il n'ait pas plu le jour même, il a fallu annuler le spectacle équestre, et rapatrier les danses et le théâtre dans la salle polyvalente, les arènes étant impraticables. La journée a commencé par des expos : littérature espagnole à la bibliothèque, et peinture d'inspiration hispanique et taurine à la salle polyvalente. Puis, vers 17h30, les groupes Art flamenco et Sol y Baile se sont produits devant environ 200 personnes, qui ont aussi applaudi des membres de la troupe des Cigales dans une adaptation burlesque de Don Quichotte, dans des saynettes jouées alternativement en espagnol et en français, et dans la lecture d'un poème de Garcia Lorca. La soirée s'est terminée par une bodega accompagnée de sangria, préparée par Liliane, Monique et Yolande, ainsi que par une succulente paella dégustée par 120 participants. Et les danses ont repris, mêlant spectateurs et membres de la troupe… Le vendredi 30 Mai Le lendemain, à 18h, Claude Raynaud, directeur de recherche au CNRS, a fait visiter à un groupe très intéressé les locaux de l'Atelier archéologique de Lunel-Viel, association qu'il préside. Ces locaux servent de dépôt provisoire aux vertiges trouvés à Lunel-Viel par l'association (plus de 150 000 dans ce village !) ainsi que dans les communes voisines (400 sites dans le Lunellois). Les vestiges sont traités, inventoriés, et ensuite transférés à Lattes. Les membres de l'association, chercheurs, étudiants, et amateurs passionnés, disposent aussi d'une salle de documentation équipée d'ordinateurs. Claude Raynaud a ensuite montré à notre groupe quelques vestiges romains situés à proximité, dont ceux de thermes. Claude Raynaud nous a promis pour l'automne une conférence sur les vestiges trouvés dans les sites archéologiques de Saint-Christol. Le Jeudi 29 mai A 18 h à la bibliothèque, une vingtaine de participants ont décerné leur prix Inter parallèle à « Mon traitre », de Sorj Chalandon. La lutte a été chaude avec le livre d'Henry Bauchau, « Boulevard périphérique ». Curieusement, ou peut-être pas, c'est entre ces deux mêmes livres que s'est circonscrit la compétition au vrai Prix Inter, décerné le dimanche suivant. Avec un résultat inverse… Dans « Mon traitre », l'ancien grand reporter à Libération juxtapose culpabilité, intimisme, et trente ans d'histoire irlandaise. Il met en fiction les aveux d'un ami, d'un frère, un jour de décembre 2005. Ce sont les aveux d'un traître au combat républicain, Denis Donaldson, leader charismatique de l'IRA et de sa branche politique, le Sinn Féin. Sortie à Lattes Le temps était de la partie pour la sortie à Lattes, qui a débuté le matin par une ballade au bord de l'étang, où nous avons pu observer de nombreuses variétés d'oiseaux ainsi que la flore caractéristique de ce milieu. Après un pique-nique sur les tables de la Maison de la Nature, en route pour le musée archéologique, en empruntant le sentier de la Cigogne blanche. Nous avons été surpris par l'importance du site d'Oudhna-Uthina, en Tunisie. Il s'agit d'une ville qui a pu compter jusqu'à 20 à 30 000 personnes, établie par les vétérans d'une région romaine, comme de nombreuses villes de la colonisation, Arles par exemple. Les vestiges sont impressionnants, et en cours de restauration. Vaste amphithéâtre, vestige du Capitole dont on remonte les colonnes, théâtre, thermes publics, mais aussi thermes privés appartenant à une riche famille possédant une villa de plus de 4000 m2, avec 90 mosaïques anciennes ! (conservées au musée du Bardo à Tunis). La jeune guide, très compétente et passionnée, nous a expliqué tout cela à partir des photos du site, photos actuelles mais aussi photos d'archives datant de la découverte du site, permettant des comparaisons intéressantes. Elle nous a fait découvrir de nombreux objets retrouvés dans les fouilles, dont de magnifiques statues de marbre et de nombreux objets de la vie quotidienne. Nous avons ensuite parcouru en sa compagnie les deux autres étages du musée, qui abrite sa collection permanente, et appris beaucoup de choses sur l'antique Lattara. Il était temps alors de retourner par le sentier de la Cigogne blanche à la Maison de la Nature pour une visite rapide de cette dernière, qui présente des panneaux d'information sur la faune et la flore constituant l'écosystème des étangs. Une bien agréable journée. Dommage qu'elle n'ait pas attiré davantage de monde. À la découverte des salades sauvages Le samedi 12 avril, ce sont 11 adultes et 5 enfants de Saint-Christol, ainsi qu'une vingtaine d'adhérents de « Jardiniers de France » qui se sont initiés à la reconnaissance des salades sauvages, grâce à Michel Valentin, ethnobotaniste. Notre guide nous a expliqué avec beaucoup de compétence et d'humour les différences entre ces salades. Pas facile : toutes ces plantes en rosettes se distinguent surtout grâce à leurs fleurs, or on doit les cueillir avant la floraison pour qu'elles soient bonnes à manger ! Souvent, il faut goûter les feuilles : sachez que si elles ont un goût de bitume, il ne faut pas les ramasser… A l'arrivée, nous nous sommes prêtés au jeu des étiquettes : des caisses pleines de pots, dans chaque pot une salade, et un jeu d'étiquettes à placer dans le bon pot. On a fini par y arriver, à nous tous, mais je doute que beaucoup d'entre nous auraient pu réussir l'examen seuls. Lancement du prix de Saint-Christol Cette rencontre a réuni le 26 mars une vingtaine de participants. Nicole leur a présenté les 10 livres en compétition : Henry Bauchau - Le boulevard périphérique (Actes Sud) Sorj Chalandon - Mon traître (Grasset) Vincent Delecroix - La chaussure sur le toit (Gallimard) Annie Ernaux - Les années (Gallimard) Nicolas Fargues - Beau rôle (POL) Éric Laurent - Renaissance italienne (Minuit) Linda Lê - In memoriam (Christian Bourgois) Michèle Lesbre - Le canapé rouge (Sabine Wespieser) Éric Reinhardt - Cendrillon (Stock) Olivia Rosenthal - On n'est pas là pour disparaître (Verticales) Chacun a pu choisir le livre qu'il souhaitait acquérir pour le faire circuler entre les lecteurs. Le prix sera attribué officiellement le 1er juin et annoncé le 2. Nous nous réunirons donc le 30 mai. Une soirée de chants et de danses Organisée en collaboration avec les écoles, au bénéfice des coopératives scolaires, cette soirée Baleti a remporté un très grand succès, encore plus éclatant que l'année dernière, puisqu'elle a réuni environ 200 personnes au domaine des Hospitaliers, ce samedi 8 mars. Elle a commencé à 17 heures par une séance d'apprentissage des danses proposée par des membres du groupe « O'pied levé », à laquelle ont participé 12 personnes. Puis, les « Cordes locales » venues d'Aubais ont interprété un répertoire très varié, comportant certains de leurs tubes bien connus, pleins de fantaisie et d'humour (ah ! ce chœur des crevettes…), mais aussi de la musique classique (enfin…), religieuse, un chant corse et plusieurs chants autour du vin. Avec un moment plein d'émotion (et de rigolade !) : l'hommage rendu par les hommes de la troupe à leur chef, lequel a interprété deux chansons en solo. Puis ce fut le repas partagé, dans la grande salle de réception, suivi par la musique d'inspiration celte du groupe « O'pied levé ». Six musiciens : accordéon, guitare, banjo, djembé, violon et flûte ont proposé des danses populaires de Bretagne, d'Ecosse ou d'Irlande, tandis que les danseurs expérimentés du groupe ainsi que son fan-club venu en nombre attiraient chacun dans la danse, jusqu'à tard dans la nuit. Arles Musée de L'Arles Antique Les deux heures de visite ont paru bien courtes et insuffisantes pour voir toutes les magnifiques pièces exposées, parmi lesquelles de belles mosaïques et surtout de superbes sarcophages, dont on ne trouve l'équivalent qu'à Rome, et qui témoignent de la richesse de la ville et du nombre de grands personnages qui y ont vécu. Après un bon repas au restaurant, nous avons fait un tour de ville, passant sans trop nous arrêter devant le théâtre antique, nous attardant au contraire devant la cathédrale Saint-Trophime (médiévale et non antique, mais comment ignorer ce portail avec ces sculptures d'une extraordinaire richesse), et surtout dans les arènes. Un coup d'œil aux remparts, et il était temps de retrouver les voitures. Les Alyscamps, ce sera pour une autre fois. La serre tropicale Nous étions une dizaine d'adultes et 5 enfants, ce samedi 26 janvier, pour la visite de la serre tropicale au zoo de Lunaret. Pendant une heure, nous avons au milieu d'une végétation exubérante, traversé la serre sur un sentier qui montait jusqu'à la grande volière, en haut, observant au passage, dans des enclos, des aquariums, et des terrariums un grand nombre d'animaux, serpents et caïmans, fourmilier et tatou, p iranhas et autres poissons, batraciens vivement colorés, et plusieurs espèces de singes. A l'arrivée, une salle pédagogique donnait toutes explications sur l'écosystème amazonien et les dangers qu'il encourt. La plupart des participants ont poursuivi l'après-midi par une visite du zoo, profitant d'une splendide journée ensoleillée. Prix de Saint-Christol et galette des rois
Séance scolaire « Musique et Cinéma » C'était le vendredi 11 janvier au Corum. En collaboration avec les enseignantes, « Livre et Culture » a organisé une sortie « musique » et a offert le déplacement en car à deux classes de l'école élémentaire pour une séance scolaire « Musique et cinéma » au Corum, consacrée à des extraits de films de Buster Keaton dans un montage de Jérôme Bosc, accompagnés de l'œuvre symphonique de John Adams, Fearful Symmetries.et sous la direction de René Bosc. Les enfants se sont régalés, fascinés par ce grand comique qui leur était pratiquement inconnu, par la musique orchestrale qui « collait » si bien aux images, par le nombre de musiciens sur scène et par les gestes du chef d'orchestre ! . Pour nombre d'entre eux, cette visite était un premier contact avec un orchestre symphonique et ce lieu imposant qu'est le Corum. Une première très agréable. Lou Carmen magazine La soirée organisée Le vendredi 21 décembre à 19 heures par « Livre et Culture » et le « Club taurin » pour présenter « Lou Carmen magazine », a rassemblé une trentaine de personnes. Sophie Guinand et Cindy Winterstan ont raconté leur aventure commune. Elles se sont connues aux arènes de Sommières et ont décidé d'unir leurs talents, ceux de Sophie pour la photo, ceux de Cindy pour le graphisme et la communication, pour faire un magazine différent, « sans langue de bois ». Mille exemplaires du premier numéro ont été vendus, et le second est en préparation, la chasse aux sponsors continue… La soirée s'est terminée par un apéritif convivial. |